La chanteuse australienne Tina Arena fait son grand retour sur les scènes françaises après 15 ans d'absence, à l'occasion de ses 50 ans de carrière. Elle se produira le vendredi 9 octobre au Pasino de La Grande-Motte, dans l'Hérault, avant la sortie d'un EP de reprises prévu le 16 octobre.
Un retour après une longue absence expliquée par la vie
Interrogée par Midi Libre, Tina Arena explique ce long silence par les aléas de la vie : « Ça s'appelle la vie. N'oublie pas que ces cinq ou six dernières années ont été compliquées depuis le Covid en 2020. Avec le timing, les quarantaines, les entrées, les sorties, le travail, l'incertitude… C'est tout simplement la vie. » L'artiste, âgée de presque 59 ans, revient sur le devant de la scène avec une tournée qui célèbre un demi-siècle de carrière.
Pour cette tournée, l'ingrédient principal reste l'échange avec le public : « C'est l'échange avec le public en chantant mon répertoire qui m'excite, la chance de vivre quelque chose. » Elle souligne que les spectateurs viennent avant tout pour entendre les chansons qu'ils aiment.
Un EP de reprises et des choix artistiques assumés
Après le concert de La Grande-Motte, Tina Arena sortira le 16 octobre un EP de reprises comprenant des titres de Duran Duran ou New Order. Elle compte tester une de ces chansons lors de son concert, mais pas l'intégralité du disque : « Ce sera peut-être pour un autre projet. » Elle explique la difficulté de passer d'un univers musical sombre à un répertoire plus lumineux, tout en respectant les attentes du public : « Je sais que le public a envie de nostalgie, d'entendre les chansons comme il les connaît et les aime. »
La sélection des titres est un exercice délicat pour l'artiste, qui dispose d'un répertoire immense, entre chansons françaises et anglaises. « C'est presque le plus dur : choisir parmi mes chansons très connues, entre le répertoire français et l'anglais. » Le spectacle est déjà long, mais elle promet : « Le public va découvrir de très belles choses. »
Une artiste transformée par la vie et attachée à ses racines
Tina Arena revient également sur son évolution personnelle et artistique : « Entre mes 32 ans et aujourd'hui – j'en ai presque 59 –, il y a toute une vie que j'ai vécue. Je suis devenue maman à 39 ans et cela a complètement changé ma vie, mon parcours et mes choix. » Elle regrette que le public n'ait pas toujours suivi la suite de son parcours, mais assure que son répertoire a continué d'évoluer.
L'artiste, qui cite Maria Callas comme une voix qui la bouleverse pour sa puissance et sa fragilité, cherche à montrer plusieurs couleurs sur scène : « La fragilité et la vulnérabilité en font partie. Quand tu as vécu 50 ans, tu es passée par des moments très difficiles. Je ne le cache pas, la vie publique est très difficile. » Elle insiste : « Les gens n'ont pas payé un billet pour voir un robot, ils viennent voir un être humain. »
D'origine sicilienne par ses deux parents, Tina Arena se sent profondément méditerranéenne : « Ça fait partie de moi, de mon ADN. » Elle connaît déjà Montpellier et La Grande-Motte, et se dit « tellement excitée de repasser par des villes où je n'ai pas joué depuis longtemps et de retrouver ce public. »
La France occupe une place particulière dans sa vie : « C'est un peu ma deuxième maison. Je viens en France au moins deux fois par an et j'y passe pas mal de temps, souvent deux à trois mois. » Des liens forts tissés depuis 25 ans.
Le concert aura lieu le vendredi 9 octobre à 20 h au Pasino, 335 allée des parcs, à La Grande-Motte. Les tarifs sont fixés à 19 et 59 €.