De notre envoyé spécial à Vienne (Autriche), Monroe a effectué ce jeudi après-midi, peu après 16 heures, sa première répétition sur la scène de l’Eurovision à la Wiener Stadthalle. L’artiste de 17 ans, qui représente la France avec la chanson Regarde !, a réalisé trois passages à huis clos. Alexandra Redde-Amiel, cheffe de la délégation française, a accepté d’en dire davantage en exclusivité à 20 Minutes.
Une première répétition prometteuse
« C’était une belle première répétition, hyper prometteuse. Très intense. Quelque chose de magique s’est passé, Monroe a été applaudie par les personnes qui étaient là. Entendre sa voix résonner dans cette salle aussi grande, c’était magnifique », nous livre-t-elle à chaud. Elle précise que, comme à chaque fois, des ajustements sont nécessaires (plans de caméras, détails techniques) en vue de la deuxième répétition prévue samedi.
Une scénographie inspirée de la peinture romantique française
Concernant la scénographie, peu d’éléments avaient filtré, à l’exception d’une brève description des organisateurs. Monroe, tout de blanc vêtue, débutera sur une petite structure surélevée en fond de scène. Au fil des trois minutes, elle remontera le catwalk jusqu’à l’avant-scène pour s’installer sur une plateforme plus grande. Lors de sa progression, elle sera accompagnée de cinq danseurs et danseuses en tenues noires, dont la chorégraphie entravera son avancée. « Cela représente l’intensité du monde, avec à la fois ce qu’il y a de plus beau et ce qu’il y a de plus dur, souligne Alexandra Redde-Amiel. Mais à la fin, c’est l’amour qui gagne. »
La cheffe de délégation promet que la prestation de Monroe sera « plus qu’une chanson : un moment ». « C’est un tableau vivant. Il y a quelque chose, en fait, de très cinématographique », précise-t-elle. L’inspiration provient de la peinture romantique française. L’idée générale est de composer chaque plan comme une œuvre picturale, que chaque arrêt sur image soit un tableau en soi.
Un élan de jeunesse et d’amour
La scénographie repose cependant sur le mouvement. « La marche de Monroe, sur ce catwalk de 30 mètres de long, doit prendre une dimension émotionnelle. Son avancée, on l’a pensée comme un élan de jeunesse, de liberté et d’amour vers le public, souligne Alexandra Redde-Amiel. Symboliquement, cela dit qu’il faut avancer, y croire, en gardant espoir. »
Pour renforcer la sensation de proximité avec la chanteuse, « 80 % du tableau sera tourné à la Steadicam ». Cette caméra permet de réaliser des travellings fluides, de s’approcher au plus près de l’artiste comme on a pu le voir à l’Eurovision 2024 avec la prestation de Slimane. « On veut donner l’impression qu’on marche avec Monroe, qu’on est avec elle, qu’elle prend le public par la main et qu’elle l’embarque, qu’elle part sans jamais s’arrêter », avance la cheffe de délégation.
La France est l’un des rares pays candidats cette année à faire appel à de la fumée. La chanteuse évoluera dans des volutes blanches. « On veut proposer une expérience poétique, hors du temps, qui fasse oublier qu’on est à la télé », insiste Alexandra Redde-Amiel.
Patience avant de voir la prestation complète
Après ces explications alléchantes, il faudra s’armer de patience. Trois photos de cette répétition seront publiées ce vendredi, puis samedi un aperçu vidéo de 30 secondes de la deuxième répétition sera mis en ligne. Ensuite, les médias accrédités pourront découvrir l’intégralité de la scénographie française mercredi, lors des répétitions de la deuxième demi-finale où Monroe, bien que qualifiée pour la finale de samedi, se produira. 20 Minutes vous en fera le compte rendu.
En attendant, tous les espoirs sont permis et, des quelques éléments glanés çà et là, il y a de quoi s’enthousiasmer et se réjouir que la France et sa chanteuse tiennent leur rang parmi les favoris. Le titre de la chanson, Regarde !, porte bien son nom : on a très envie de voir ça.



