Temps-mort : Robert Ford III, du parquet à la mode avec Beyond Belief
Dans la série Temps-mort dédiée au Stade Rochelais Basket, on explore des univers parallèles au sport. Pour ce troisième épisode, focus sur Robert Ford III, le meneur de jeu américain de 26 ans, et sa jeune marque de vêtements, Beyond Belief. Un nom qui résume sa philosophie : dépasser ses propres limites.
Les racines créatives d'un joueur passionné
Robert Ford III puise son inspiration dans son enfance à Portland, Oregon. « Je dessinais beaucoup quand j'étais petit. En grandissant, je me suis intéressé à la mode, à la qualité des textiles... J'ai créé mes premières pièces au lycée et vendu quelques articles. C'est là que j'ai trouvé le nom Beyond Belief, pour symboliser l'idée de repousser les frontières et se dire 'pourquoi pas moi ?' » explique-t-il. Après l'université, il se consacre sérieusement à ce projet, alliant ses deux passions : le basket et le design.
Le soutien des coéquipiers et l'esprit entrepreneurial
Ibrahima Cherif Haidara, ailier fort du Stade Rochelais, soutient activement son coéquipier. « Il y a des tee-shirts, des shorts, des baggys... J'aime sa ligne artistique, les visuels sont sympas. Je me vois bien avec un short Beyond Belief sur le port cet été ! » déclare-t-il. Haidara admire aussi l'aspect entrepreneurial de Ford, typique de la culture américaine : « En Europe, on reste trop dans sa zone de confort. Rob, c'est dans sa culture d'entreprendre. On peut oser, même en partant de rien. »
L'avis d'un expert : Sergio Capo-Chichi de Daömey
Sergio Capo-Chichi, créateur de Daömey, une marque implantée en NBA, commente l'initiative de Ford. « Ça fait partie de leur culture de se lancer, dans la musique ou les vêtements... On est dans le côté self-made-man » confirme-t-il. Sur Beyond Belief, il ajoute : « Les shorts sont cool. Ce qui compte, c'est l'histoire que le produit raconte. En 2026, le cœur du business est là : il faut un récit qui touche. » Capo-Chichi rappelle son propre parcours, démarré en 2006 sans les réseaux sociaux, soulignant les défis et opportunités d'aujourd'hui.
Le processus créatif et les projets futurs
Ford décrit sa méthode : « Je ne suis pas un super dessinateur, mais je me débrouille ! Dès qu'une idée me vient, je la couche sur iPad ou papier. Je crée beaucoup de designs moi-même, avec parfois de l'aide pour les détails, comme le logo. Ma famille m'assiste aussi pour les photos et la promo sur les réseaux. » Actuellement, il prépare de nouveaux produits : « Je sors quelques survêts fin février. Je combine mes deux passions, basket et mode. Je me considère comme un élève, j'apprends au fur et à mesure. »
Une marque empreinte d'émotion et de souvenirs
Au-delà du business, Beyond Belief reflète l'intimité de Ford. Sur ses chaussures de match, il inscrit les initiales de son père Robert Ford Jr., de son frère M.R. Ford, et de son oncle Troy McCollum, tous décédés tragiquement. Sur l'autre chaussure, le prénom de sa fille Ciara, 7 ans, qui vit aux États-Unis. « C'est pour faire vivre leur nom. Comme je suis loin de ma fille pendant des mois, ça me permet de la garder près de moi. Ça me rappelle pourquoi je joue, pour qui je joue. » conclut-il, émouvant.



