Une influenceuse russe de Monaco défie Poutine sur les réseaux sociaux, le Kremlin réagit
Influenceuse russe défie Poutine, le Kremlin réagit

Une influenceuse russe lance un appel depuis Monaco

Victoria Bonya, une influenceuse russe établie à Monaco, a publié une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, interpellant directement Vladimir Poutine et son entourage. Cette séquence de 18 minutes, visionnée plus de 30 millions de fois, a rapidement suscité des réactions inquiétantes du côté russe, notamment du Kremlin.

Un message au nom du peuple russe

Dans sa prise de parole rare, Victoria Bonya déclare : « Je fais cela au nom du peuple. Les gens ne m'ont pas demandé de le faire, mais à l'intérieur, je sens que cette vidéo doit être enregistrée ». Elle met en lumière les problèmes de son pays, évoquant l'oppression subie par les Russes de la part des fonctionnaires, les coupures d'Internet et la souffrance générale de la population.

La blogueuse avertit : « Le plus effrayant, c'est que vous, Vladimir Vladimirovitch, ignorez ce qui se passe dans le pays. On vous donne de fausses informations. Aujourd'hui, les gens souffrent énormément ». Cette intervention courageuse a immédiatement attiré l'attention des médias et des autorités russes.

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Réactions violentes et accusations

La viralité de la vidéo a provoqué une réaction immédiate de la part de Vladimir Soloviev, l'un des présentateurs politiques les plus connus de Russie. Il a attaqué frontalement Victoria Bonya, l'insultant et l'accusant d'être à la solde de l'Occident pour faire tomber le gouvernement russe. « Ce n'est pas à cette prostituée d'ouvrir sa bouche sale et d'obstruer l'espace d'information », a-t-il osé déclarer.

En réponse, Victoria Bonya a qualifié Soloviev d'« ennemi du peuple » et l'a accusé de sexisme, dénonçant « les nombreuses personnalités de la télévision d'État qui parlent des femmes d'une manière inacceptable ». Elle a lancé un appel aux femmes russes : « Je voudrais poser une question à nous toutes, les femmes : quand avons-nous raté le moment où les femmes ont commencé à être insultées sur les chaînes de télévision fédérales ? ».

Le Kremlin prend position

L'affaire a pris une telle ampleur que le Kremlin lui-même a réagi. Le porte-parole du gouvernement russe, Dmitri Peskov, a assuré que la vidéo avait bien été vue par les autorités russes. Il a déclaré que les « sujets importants » dont parle Bonya « sont pris en compte par le pouvoir » et qu'elle a eu raison de « dire que ça la préoccupe ».

Une autre influenceuse russe, Katya Gordon, a relayé cette vidéo, exprimant l'espoir d'une « révolte des femmes de Russie ». Victoria Bonya, quant à elle, continue de questionner la légitimité des figures publiques russes : « La question est de savoir pourquoi de telles personnes sont aujourd'hui dans l'espace public et représentent encore les intérêts de notre peuple ? N'est-il pas temps pour eux de prendre leur retraite ? ».

Cette affaire illustre le pouvoir croissant des influenceurs sur les réseaux sociaux pour défier les autorités établies, même depuis l'étranger. La résidence de Victoria Bonya à Monaco ajoute une dimension internationale à ce conflit médiatique et politique, montrant comment les voix dissidentes peuvent utiliser les plateformes numériques pour atteindre un public massif et provoquer des réactions officielles.

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