Plagiat : Thélyson Orélien visé par de nouvelles accusations
Plagiat : Thélyson Orélien visé par de nouvelles accusations

L'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien, âgé de 38 ans, est confronté à des accusations de plagiat après avoir été soupçonné d'avoir utilisé l'intelligence artificielle pour écrire son roman « C'était ça ou mourir ». Le quotidien québécois La Presse a révélé qu'une chronique publiée par l'auteur en 2013 est en grande partie une traduction légèrement remaniée d'un article du journal philippin The Philippine Star, diffusé quelques jours plus tôt et toujours accessible en ligne.

Cette révélation intervient après que le compte anonyme « Balance ton Claude » a affirmé, lundi, que le roman avait été « presque intégralement » écrit par intelligence artificielle. L'auteur a rejeté ces accusations mardi. Son éditeur, Les Éditions du Boréal, a déclaré prendre ces allégations « très au sérieux ».

La Presse et Radio-Canada documentent les similitudes

Dans son édition de mercredi, La Presse indique avoir constaté que la chronique de 2013 est, dans sa « quasi-totalité », une « traduction légèrement remaniée » d'un article paru dans The Philippine Star. Le quotidien a ajouté une note au-dessus de l'article incriminé : « Depuis la publication de ce texte, nous avons appris que son auteur avait commis un plagiat ».

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Le groupe audiovisuel public Radio-Canada évoque également d'autres textes contenant des passages plagiés, publiés notamment dans HuffPost Québec ou sur des blogs. Une nouvelle de Thélyson Orélien, qui avait remporté un prix décerné par Radio-Canada dans les années 2010, contiendrait des phrases tirées du livre « Le matin des magiciens » de Louis Pauwels et Jacques Bergier, publié en 1960.

Réactions de l'éditeur et du journal

L'éditeur adjoint de La Presse, François Cardinal, a déclaré : « Nos doutes sur la démarche de Thélyson Orélien quant à son recours à l'IA ont mené à la découverte de plagiat ». Il a ajouté : « À une époque où le public est inondé de faux, notre rigueur quotidienne dans la vérification de l'information est notre plus grande responsabilité. Cette tromperie est décevante et inexcusable ».

Dans un communiqué diffusé mercredi, Les Éditions du Boréal ont indiqué : « Nous prenons ces allégations très au sérieux, tant pour l'auteur que pour ses lecteurs et pour la confiance qui unit une maison d'édition à son public ». La maison d'édition affirme déployer « tous les efforts nécessaires, avec l'auteur comme à l'interne, afin de faire toute la lumière sur les allégations selon lesquelles l'auteur aurait eu recours à l'IA générative pour écrire « C'était ça ou mourir » ».

Accusations initiales et détection par logiciel

Le compte anonyme « Balance ton Claude », qui comptait 92 abonnés avant ces révélations, a affirmé avoir utilisé le logiciel américain de détection Pangram pour analyser des extraits du roman. Thélyson Orélien a rejeté ces accusations mardi, mais n'a pas encore répondu aux nouvelles allégations de plagiat.

Cette affaire survient alors que l'écrivain était présenté comme un favori du Goncourt et une figure de la rentrée littéraire. Les Éditions du Boréal et La Presse poursuivent leurs vérifications, tandis que l'auteur reste sous le feu des critiques.

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