La réédition de « Ma petite Yvette » d'André Dumas, un trésor littéraire ressuscité
« Ma petite Yvette » d'André Dumas réédité, un trésor littéraire

La littérature possède ce pouvoir singulier de suspendre le temps, de protéger la mémoire et de lancer un défi éternel à la mort. Cette croyance trouve un écho poignant dans la récente réédition de Ma petite Yvette, un texte introuvable de l'écrivain André Dumas (1874-1943), tombé dans l'oubli depuis des décennies.

Un roman intime et bouleversant

André Dumas, poète, dramaturge et auteur d'essais régionaux, a écrit ce récit à la première personne. Il y dévoile la tendresse déchirante d'un père pour sa fille, Yvette, emportée par la fièvre scarlatine à l'âge de 6 ans. Publié initialement chez Plon en 1922, ce roman poignant avait depuis longtemps disparu des catalogues, son destin scellé par une tragédie supplémentaire.

Une renaissance miraculeuse

Les derniers exemplaires de Ma petite Yvette ont été détruits en 1990 dans l'incendie de l'entrepôt où ils étaient conservés, semblant condamner l'œuvre à un oubli définitif. Pourtant, la maison d'édition J'ai lu vient de le rééditer, offrant une nouvelle vie à ce trésor littéraire. Amélie Pascal, directrice éditoriale chez J'ai lu, souligne l'émotion de cette renaissance : « La redécouverte de ce livre s'est accompagnée d'une histoire étonnamment romanesque, faisant de sa publication un événement particulièrement touchant. »

Cette réédition, disponible en format papier à 8 euros et en numérique au même prix, avec une préface d'Hélène Greiche, permet aux lecteurs contemporains de redécouvrir la prose sensible d'André Dumas. À travers 256 pages, Ma petite Yvette incarne la puissance de l'écriture à préserver les souvenirs contre l'effacement du temps, rappelant que la littérature peut, en effet, suspendre le cours des choses et honorer la mémoire des disparus.