Six ans après son premier polar ésotérique, la Gantoise Laure Morganx revient avec « Les Éclaireuses », un diptyque fantastique publié chez Ex Aequo. Employée à la police scientifique de Pau, l’autrice explore les thèmes de la perte et des sociétés secrètes dans une intrigue où le réel vacille.
Un univers immersif entre thriller et surnaturel
Dans le premier tome, « Le Réveil de Liune » (284 pages), Laure Morganx met en scène Liune Gramm, 22 ans, dont la vie bascule après la mort brutale de son père. Très vite, de violentes hallucinations s’imposent à elle. Perd-elle la raison ou touche-t-elle à une vérité cachée ? Alors que le doute s’installe, un mystérieux messager lui envoie des photos d’elle bébé, révélant peu à peu un passé trouble. En quête de réponses, Liune découvre l’existence d’END, une société secrète aux rituels occultes. Jusqu’à un cérémonial où tout bascule : la jeune femme meurt… avant d’être réanimée. Un final saisissant qui appelle naturellement la suite.
Révélations et frissons dans le second tome
Le tome 2, « La Fossoyeuse » (264 pages), prolonge cette plongée haletante. Marquée par les événements, Liune tente d’oublier, mais le passé familial la rattrape dans un tourbillon mêlant révélations et frissons. L’intrigue gagne en intensité, explore davantage de zones d’ombre et confirme la maîtrise narrative de l’autrice, qui entretient habilement tension et mystère jusqu’aux dernières pages.
Inspiration et projets
Employée à l’unité de police scientifique du commissariat de Pau, Laure Morganx puise son inspiration dans la nature, entre randonnées en montagne avec son mari Patrick, et son refuge familial niché dans un écrin de verdure sur les hauteurs de Gan. Passionnée d’écriture et de théâtre, elle mène de front vie professionnelle et création avec une énergie communicative. Elle ira prochainement à la rencontre de ses lecteurs au Salon du livre de Saint-Gaudens (31). Et déjà, elle travaille à un nouveau projet. Avec « Les Éclaireuses », elle confirme un retour solide dans le paysage du fantastique et de l’onirique.



