« Future Blues » : Robert Latxague revisite l'époque où tout était possible
« Future Blues » : Robert Latxague et les années 70-80

Avec « Future Blues », l'auteur bayonnais Robert Latxague brosse, à travers un groupe de rock local, le portrait d'une époque où tout était possible. Son dernier ouvrage, publié aux Éditions de l'Onde (20 euros), nous plonge dans les années 1970 et 1980, une période où les espoirs n'étaient pas encore des illusions.

Une jeunesse entre musique et liberté

Robert Latxague a vécu sa jeunesse les doigts sur six cordes, le cœur ouvert aux promesses sans limites de demain. « J'ai connu cette époque où tout était possible », confie-t-il. Comme les personnages de son roman – Paul, Guido, Franck et les autres – il a fait partie d'un groupe de musique bayonnais, plutôt rock mais ouvert aux influences qui bouillonnaient alors.

Toute ressemblance avec Exit, le groupe fondé au lycée par Robert Latxague et ses amis en 1970, n'est peut-être pas fortuite. « Le livre mélange fiction et réalité. On peut dire que j'ai connu certains des personnages et d'autres sont le fruit de mon imagination », explique l'auteur.

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Un parcours riche et varié

Les lieux et les thématiques transversales de l'ouvrage, comme les années noires de l'histoire du Pays basque, épousent les détours d'une vie bien remplie. Ancien journaliste, Robert Latxague a connu les conférences de rédaction enflammées de « Libération », où la bande à Serge July bousculait les codes ancestraux de la presse. « On faisait ce qu'on voulait ! » se souvient-il.

Télévision, radio, enseignement… « J'ai eu pas mal de vies », s'amuse l'intéressé. Ces expériences l'ont notamment mené en Guadeloupe et en Pologne, destinations qu'il fait également explorer à ses personnages.

Un hommage à la musique et à l'utopie

Robert Latxague écrit « Future Blues » en passionné de musique, avec le souci du détail dans les références, les descriptions techniques et les réalités des tournées et des studios d'enregistrement. Les pages traduisent l'engagement de musiciens qui avaient le droit de rêver sans passer pour des fous. « C'est ce qu'on a vécu avec mon groupe. On était des rien du tout, des autodidactes, et on a pu faire des concerts aux arènes de Céret où était aussi programmé Magma. Dès lors que tu faisais les choses sérieusement, tu pouvais y croire », raconte-t-il.

Avec ce cinquième ouvrage édité, Robert Latxague dit sa « génération encore susceptible de vivre dans l'utopie ». « Nous avons eu accès à l'espérance. Nous voyions un avenir », ajoute-t-il. Nulle nostalgie dans ce propos, mais plutôt une forme de gratitude envers une époque révolue mais jamais oubliée.

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