Vente aux enchères de 3000 cartes Pokémon à Nîmes : Dracaufeu estimé jusqu'à 1200 €
3000 cartes Pokémon aux enchères à Nîmes

Des cartes Pokémon sous le marteau des enchères à Nîmes

L'Hôtel des ventes de Nîmes accueille mercredi 13 mai sa toute première vente aux enchères dédiée aux cartes Pokémon. Une collection exceptionnelle de 3 000 cartes, constituée pendant près de trente ans par un père et son fils, promet des enchères électriques. Les collectionneurs sont déjà prêts à en découdre pour mettre la main sur ces trésors de papier.

Une vente placée sous le signe de la pop culture

Après les Dinky Toys et les objets insolites, l'Hôtel des ventes de Nîmes plonge dans l'univers Pokémon. Ce lundi 11 mai, le public a pu découvrir cette collection hors norme, dont plusieurs centaines de cartes vendues à l'unité. Au programme : des cartes du bloc Neo, des séries EX, Platine, HGSS ou Noir et Blanc, souvent dans un état parfait. La star absolue de la vente est un Dracaufeu brillant de Neo Destiny, estimé entre 800 et 1 200 euros. Il attire déjà tous les regards et les clics. « Il y a déjà 26 participants préinscrits en ligne uniquement pour cette carte », confie Michaël Gruez, consultant spécialisé. « Honnêtement, je pense que ça dépassera probablement les estimations. » Autrement dit, mercredi matin, les enchères pourraient flamber plus vite qu'une attaque Lance-Flammes.

Une nouvelle clientèle pour l'hôtel des ventes

Pour Ivoire Nîmes, cette vente marque un tournant. « C'est la première pour l'hôtel des ventes », explique Michaël Gruez. « Ça montre surtout que notre métier évolue avec une nouvelle clientèle, issue de la culture geek. » Les enchères ne se joueront pas seulement dans la salle : une grande partie des acheteurs suivra la vente en ligne via Interenchères.

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Une collection familiale chargée d'histoire

Derrière ces classeurs remplis de créatures légendaires se cache une histoire familiale. Christophe, 46 ans, Gardois, et son fils, aujourd'hui âgé de 22 ans, ont construit cette collection pendant près de trente ans. « Quand mon fils s'est intéressé aux Pokémon, ça m'a replongé dedans », raconte Christophe. « On ouvrait les boosters ensemble à Noël ou pour les anniversaires. C'étaient des moments incroyables. » La collection s'est construite entre nostalgie et passion. Christophe achetait parfois les cartes dont il rêvait enfant, tandis que son fils conservait l'excitation des ouvertures de boosters. Aujourd'hui, seuls trois souvenirs resteront dans la famille : sa toute première carte booster, une carte offerte par sa cousine à l'origine de cette passion, et une obtenue en allant voir le film Pokémon au cinéma. Le reste partira sous le marteau pour financer un projet professionnel commun. « C'était décidé depuis de nombreuses années », assure Christophe. « C'est un peu triste, forcément, mais c'est aussi intéressant de savoir que la collection va continuer sa vie auprès d'autres collectionneurs. »

Des collectionneurs passionnés

Dans la salle d'exposition ce lundi, les passionnés se faisaient rares, sauf pour Quentin Hernandez, collectionneur nîmois spécialisé dans Dracaufeu. « On commence par une vidéo Youtube, puis un booster, puis deux… et c'est fini ! », sourit-il. « Mon Pokémon préféré a toujours été Dracaufeu, donc maintenant, je ne collectionne plus que lui. On retombe un peu en enfance. » Car derrière les montants parfois vertigineux, les collectionneurs parlent surtout de souvenirs, de cours de récréation et d'échanges maladroits. Une nostalgie qui vaut aujourd'hui son pesant d'or… ou de Pokédollars.

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