À Alès, les Amazones enflamment la 14e Semaine cévenole
Les Amazones enflamment la Semaine cévenole à Alès

Ce dimanche 4 octobre, les six guerrières de la compagnie professionnelle Les Dernières Amazones ont enflammé la place de l'Hôtel de ville d'Alès avec leur spectacle Le Feu intérieur, offrant un point d'orgue spectaculaire à la 14e Semaine cévenole. Percussions, combats chorégraphiés et arts du feu ont captivé un public venu nombreux, malgré les caprices de la météo.

Un spectacle de feu et d'énergie sur la place de l'Hôtel de ville

Après la pluie de la veille, le soleil a permis aux Amazones de prendre toute leur place dans la 14e Semaine cévenole. Déjà remarquées samedi en tête du grand défilé, les six femmes ont investi la place avec une énergie communicative. "Comment allez-vous, bon peuple d'Alès ?" lance leur meneuse, avant de saluer ceux qui ont bravé les éléments : "Vous avez presque bravé les éléments pour être là !"

Le spectacle a mêlé percussions en direct, chorégraphies, combats stylisés et arts du feu. Ici, une lance enflammée dessine des arabesques ; là, une danse guerrière fait monter la tension. Les flammes dansent, les tambours résonnent, et le public reste captivé. "On veut mesurer à quel point vous êtes réveillés cet après-midi !" lance la cheffe du groupe, invitant la foule à donner de la voix entre percussions et claquements de mains.

Une figure mythique loin des vérités historiques

Depuis des millénaires, les Amazones nourrissent l'imaginaire collectif : des femmes guerrières, libres, souveraines et combattantes. La compagnie choisit de faire vivre ce que cette figure représente aujourd'hui plutôt que de raconter une vérité historique définitive. Le message passe visiblement : dans la foule, les regards sont admiratifs, et certaines spectatrices affichent une pointe de fierté. "C'est agréable de voir ça", glisse une Alésienne.

Le spectacle ne manque pas de tempérament. Chacune des six guerrières est acclamée à son tour, et la cheffe du groupe crache même du feu pendant que certains spectateurs préfèrent se diriger vers les gourmandises. "Merci pour votre énergie. Merci Alès !" lance-t-elle alors que le show se termine, sous les applaudissements.

Des chiens-loups et une conclusion sauvage au jardin du Bosquet

Les festivités médiévales d'Alès touchaient à leur fin, mais l'ambiance restait au rendez-vous dans le jardin du Bosquet. Les visiteurs ont pu croiser Alpha, Harley et Eris, trois chiens-loups présentés par les "Tachus de Dafaniel". Ces grands canidés ont attiré les curieux, venus observer de près ces animaux au physique impressionnant. Entre les explications, les regards intrigués et les appareils photo dégainés, le public s'est volontiers attardé devant la cage, offrant une conclusion sauvage aux dernières heures de la fête.

La fête médiévale n'est pas terminée : après les guerrières, le béhourd revient sur la place, avant un dernier tournoi de chevaliers. À Alès, pour cette 14e Semaine cévenole, le Moyen Âge n'a décidément pas dit son dernier mot.