Un salon sous le signe de l'indépendance éditoriale
La troisième édition du salon du livre « Les Liseurs vagabonds », organisé par la médiathèque François-Mitterrand du 22 au 25 avril, a été marquée par un plaidoyer en faveur des maisons d'édition indépendantes. L'actualité récente a renforcé l'importance de ce soutien, comme l'ont souligné les intervenants.
Vincent Maillard, lauréat du prix des lecteurs
Surpris et presque embarrassé, Vincent Maillard a reçu le prix des lecteurs pour son roman « La Spirale du milan royal », publié aux Éditions Philippe Rey. Lors d'une table ronde animée par Sophie Queteville, il avait confié que son œuvre n'était « pas du tout inspirée par le réel ». Pourtant, les lecteurs ont plébiscité cette histoire de Joséphine Coll, une « rockeuse excessive » qui emmène sa famille en croisière pour surmonter le deuil du fils aîné, mort vingt-six ans plus tôt lors d'une séance d'escalade en Ardèche.
Des auteurs unis pour la défense de l'édition indépendante
Gilles Marchand, invité d'honneur, a rappelé l'importance des relais locaux comme Saintes pour soutenir les éditeurs indépendants. Il a salué le travail de Christelle Deveil, responsable du secteur adultes, et de ses équipes. Marchand a également cité une étude liant la disparition des bars-tabacs à la montée du vote RN, soulignant que les médiathèques et bibliothèques sont des lieux essentiels de sociabilité.
Des échanges riches autour de la création de personnages
Les auteurs en lice ont partagé leurs méthodes : Christel Périssé-Nasr « tient ses personnages en laisse », Sophie Daull, qui « n'a aucune imagination », puise dans le réel, et Marius Degardin écrit de façon intuitive. Cécile Schouler, Sophie Daull, Christel Périssé-Nasr, Marius Degardin et Vincent Maillard ont participé à une table ronde avant la remise du prix.
Un salon qui célèbre le livre comme outil d'échange
Vincent Maillard a conclu en affirmant que « les livres sont des occasions d'échanges », une philosophie incarnée tout au long du salon. Les participants ont démontré que la littérature indépendante reste un vecteur de lien social et de résistance culturelle.



