Une autrice portée par ses lecteurs
À la Comédie du livre de Montpellier, l’autrice Juliette Brocal était très attendue par ses fans. Son premier livre, la bande dessinée « La langue des vipères », a vu le jour grâce à un financement participatif. Un choix audacieux qui a permis à ce projet créatif de trouver son public avant même d’être édité.
Une organisation minutieuse pour les dédicaces
Géraldine Despaty, libraire chez Planètes interdites, a dû organiser la file des lecteurs pour éviter que la jeune femme ne se sente submergée. Pas plus de huit personnes à la fois, pour que chaque échange reste un moment privilégié. « Le livre est là et il est génial », confient Alyssa et Green, deux jeunes illustratrices qui patientent dans la file d’attente, leur exemplaire sous le bras.
Un financement participatif comme tremplin
Juliette Brocal est éditée chez Rue de Sèvres, la section bande dessinée de l’École des loisirs. Mais pour mener à bien son projet, elle a eu besoin du soutien de ses futurs lecteurs. « Son livre n’aurait pas été édité par le circuit classique ! Et regardez, ce procédé fonctionne : le livre est là, et il est génial », s’enthousiasment les deux illustratrices.
Une œuvre entre fantasy et critique sociale
« La langue des vipères » se situe à la charnière entre Moyen Âge et Renaissance, baignant dans un univers de fantasy. Mais l’œuvre ne se limite pas à cet aspect : elle aborde aussi une dimension sociale, avec les nobles qui possèdent un langage particulier. « Vraiment, c’est très créatif », ajoutent les fans.
Ce succès montre que le financement participatif peut être une alternative crédible pour les auteurs émergents, leur permettant de garder le contrôle de leur création tout en fédérant une communauté de lecteurs engagés.



