Canneseries 2026 : l'affaire Bouvier-Rybolovlev en documentaire
Canneseries 2026 : l'affaire Bouvier-Rybolovlev en doc

Canneseries 2026 : l'affaire Bouvier-Rybolovlev au cœur d'un documentaire passionnant

En compétition dans la catégorie documentaire au festival Canneseries, « L'oligarque et le maître d'art » revient, en trois épisodes, sur l'affaire ayant opposé Yves Bouvier à Dmitry Rybolovlev, le président de l'AS Monaco, autour de ventes de tableaux. Un thriller passionnant, attendu sur Arte, qui explore un scandale ayant ébranlé la Principauté.

Une confrontation de dix ans

Pendant plus d'une décennie, le marchand d'art suisse Yves Bouvier et l'oligarque russe Dmitry Rybolovlev se sont affrontés. Ce dernier accuse Bouvier de l'avoir escroqué d'un milliard de dollars lors de l'achat de chefs-d'œuvre. L'affaire a éclaboussé le monde de l'art et Monaco, menant à la garde à vue de Rybolovlev pour corruption et trafic d'influence.

Le documentaire, réalisé par Andreas Dalsgaard et Christoph Jörg, traite cette histoire comme un thriller. En fil rouge, une question : quel est le vrai prix d'une œuvre d'art ?

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Des témoignages clés

Si Dmitry Rybolovlev a refusé de s'exprimer, son entourage a participé, notamment son avocate Tetiana Bersheda et son ancien bras droit Mikhaïl Sazonov. « Il a fallu être très patient car ils ont vraiment pris le temps de nous répondre », confie Christoph Jörg. À l'inverse, Yves Bouvier s'est livré abondamment, donnant le ton dès le début : « C'est Monsieur Rybolovlev qui a provoqué cette situation, j'ai envie de lui faire payer, de lui casser la gueule, et le punir. »

Le prix de l'art en question

Au cœur du litige, le tableau de Leonard de Vinci, Salvator Mundi. Acheté par Rybolovlev 127 millions d'euros via Bouvier, qui l'avait acquis pour 83 millions, il fut revendu aux enchères en 2017 pour 450 millions de dollars. Le documentaire interroge : l'oligarque a-t-il vraiment été floué ?

Antoine Harari, journaliste participant, souligne : « Ce qui ressort bien dans le film, c'est qu'il y a peu de garde-fous dans le monde de l'art, peu de règles. » Les marchands d'art, gênés par la révélation de leurs marges, voient Bouvier comme un franc-tireur.

Un documentaire équilibré

Le film ne prend pas parti. « On ne voulait pas montrer qui est le vilain, qui est le coupable, qui est la victime », conclut Jörg. Il faudra attendre la diffusion sur Arte pour que le grand public découvre ce thriller captivant.

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