Le Diable s’habille en Prada 2 : les actrices s'opposent à la maigreur des mannequins
La suite tant attendue de la saga, Le Diable s’habille en Prada 2, sortira au cinéma en France le 29 avril, soit vingt ans après le premier volet. Si le film continue de disséquer le monde impitoyable de la mode, les actrices principales, Meryl Streep et Anne Hathaway, ont pris une position ferme contre certains travers qu'elles refusent de voir à l'écran, obtenant même l'oreille des producteurs.
Un choc lors de la Fashion Week de Milan
Dans une interview accordée à Harper’s Bazaar, Meryl Streep, qui incarne à nouveau Miranda Priestly, a révélé un événement marquant. Elle et Anne Hathaway, l'interprète d'Andrea Sachs, ont assisté à un défilé lors de la Fashion Week de Milan. « J’ai été frappée non seulement par la beauté et la jeunesse des mannequins — tout le monde me semble jeune —, mais aussi par leur maigreur alarmante », a dénoncé l'actrice. Elle a ajouté avec amertume : « Je pensais que tout cela avait été réglé il y a des années », soulignant ainsi que le temps passe sans que les choses ne changent réellement.
Une réaction immédiate et efficace
Sa partenaire à l'écran, qu'elle surnomme affectueusement « Annie » et décrit comme « une fille intègre », a également remarqué ce problème et a décidé de réagir sans tarder. « Elle est allée voir les producteurs sans tarder pour leur en parler, obtenant la promesse que les mannequins du défilé que nous organisions pour notre film ne seraient pas aussi squelettiques ! », a raconté Meryl Streep. Cette intervention directe montre l'engagement des actrices pour promouvoir des standards plus sains dans l'industrie de la mode, même à travers une production cinématographique.
Un film sous haute pression et attention
Le tournage de cette suite a suscité un engouement massif parmi les fans, dépassant les attentes de l'équipe. Meryl Streep a confié : « aucun d’entre nous n’était préparé à l’assaut de bonne volonté et d’attention fervente qui nous a submergés ». Elle a même noté que des mesures exceptionnelles ont dû être prises, comme l'utilisation de barrières de police et de contrôles de foule, comme rapporté par Deadline. Cette exposition intense renforce la nécessité pour le film d'être vertueux à l'écran et de montrer le bon exemple, notamment en évitant de glorifier des images dangereuses de maigreur.
Ainsi, Le Diable s’habille en Prada 2 ne se contente pas de revisiter l'univers de la mode, mais porte aussi un message éthique, grâce à la vigilance de ses stars principales. Cette prise de position pourrait inspirer d'autres productions à adopter une approche plus responsable dans leur représentation des corps.



