Rupert Grint prend position contre la montée du fascisme à la Berlinale
Lors de la Berlinale, festival international du film de Berlin, Rupert Grint n'a pas hésité à se prononcer sur un sujet brûlant d'actualité. Interrogé sur la montée du fascisme alors qu'il présentait son nouveau film Nightborn, l'interprète de Ron Weasley a d'abord répondu avec un laconique « Évidemment, je suis contre ». Cette déclaration initiale a été suivie d'une nuance lors d'une conférence de presse couverte par le magazine Variety, où il a précisé : « Je choisis mes moments pour m'exprimer. Mais oui, c'est évidemment très pertinent en ce moment. Vous m'entendrez à ce sujet. »
Un engagement politique inhabituel pour l'acteur discret
Rupert Grint, âgé de 37 ans, est habituellement discret sur les questions politiques, ce qui rend sa prise de parole d'autant plus notable. Cette intervention n'est pas sa première incursion dans le débat public. En 2021, il avait déjà marqué les esprits en prenant publiquement ses distances avec J.K. Rowling, l'autrice de la saga Harry Potter, après des propos jugés transphobes. Dans un entretien accordé au Times, il avait alors affirmé : « Je soutiens fermement la communauté trans. Les femmes trans sont des femmes. Les hommes trans sont des hommes », rejoignant ainsi la position de ses anciens partenaires Daniel Radcliffe et Emma Watson.
Une déclaration qui divise l'opinion publique
Depuis sa déclaration à la Berlinale, les réactions sur les réseaux sociaux sont partagées. De nombreux internautes ont critiqué la réponse de Rupert Grint, la qualifiant de trop tiède et consensuelle. Ils lui reprochent d'enfoncer une porte ouverte sans développer davantage ses arguments. D'autres, plus indulgents, ont salué le fait qu'il s'exprime dans un contexte où l'extrême droite gagne du terrain, notamment au Royaume-Uni. Dans ce pays, le parti Reform de Nigel Farage est actuellement en tête des sondages, illustrant une montée des idées nationalistes.
Le contexte cinématographique de Nightborn
Il est important de noter que cette prise de position intervient lors d'une conférence de presse dédiée à un film dont le sujet n'a aucun lien direct avec l'actualité politique. Nightborn, réalisé par la cinéaste finlandaise Hanna Berholm, est un huis clos horrifique attendu en salles le 17 juin prochain. Difficile, dans ce cadre, de reprocher à Rupert Grint de ne pas avoir préparé une dissertation approfondie sur le fascisme. Son intervention spontanée souligne néanmoins l'importance qu'il accorde à ce sujet, même dans un contexte artistique.
Cette démarche de l'acteur britannique reflète une tendance croissante des célébrités à s'engager sur des questions sociales et politiques, malgré les critiques potentielles. Alors que le débat sur la montée du fascisme continue de faire rage, la voix de Rupert Grint ajoute une perspective supplémentaire à un dialogue crucial pour l'avenir démocratique.



