Jeudi 26 février 2026, lors de la 51e cérémonie des César, Pierre Lottin a remporté le César du Meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation dans L’Étranger. Interrogé par la presse après avoir reçu son trophée, l’acteur de 36 ans a exprimé son malaise face aux conflits internationaux, dans une séquence relayée par Franceinfo.
« Je me sens un peu con »
« Je vais faire mon gaucho, je n’en ai rien à foutre. C’est bien d’avoir un César, mais le problème c’est que comme il se passe des trucs à Gaza, en Ukraine et en Iran, c’est un peu obsolète de l’avoir », a lancé Pierre Lottin, visiblement préoccupé. Il a ajouté : « Je me sens un petit peu c*n de l’avoir. Je suis très content de l’avoir mais ce sont des choses qui se passent à la porte d’à-côté, je me sens un peu con de l’avoir par rapport à ce qu’il se passe dans le monde. »
L’acteur a tenu à préciser qu’il n’est ni militant ni engagé, mais « juste conscient de ce qu’il se passe, comme beaucoup de gens. Personne ne se fout de ce qu’il se passe quand il y a des massacres ». Arborant un pin’s en hommage aux contestations en Iran, il a rappelé au public les souffrances des populations civiles.
Une cérémonie marquée par l’engagement
La 51e cérémonie des César, présidée par Camille Cottin, a été ponctuée de nombreux messages de soutien au peuple iranien, notamment portés par Golshifteh Farahani et le cinéaste Jafar Panahi, présent dans la salle. Le long-métrage Nouvelle Vague a remporté quatre prix, tandis que L’Attachement a décroché trois trophées, dont celui du meilleur film.
Parmi les autres lauréats, Léa Drucker a obtenu son deuxième César de la meilleure actrice, Laurent Lafitte a décroché le premier de sa carrière, un César d’honneur a été remis à Jim Carrey, et Franck Dubosc a remporté son premier trophée pour le scénario de Un ours dans le Jura.



