Palme d'or à Cannes : ce que la récompense suprême a changé pour les cinéastes
En 2017, le Nouvel Observateur donnait la parole aux cinéastes qui sont entrés dans la légende en décrochant la palme d'or à Cannes. De Martin Scorsese à Jacques Audiard, en passant par Ken Loach ou Jane Campion, ces grands réalisateurs livrent des témoignages intimes sur la manière dont cette récompense a bouleversé leur carrière et leur vie.
On l'a longtemps appelée « grand prix » – sans aucun lien avec celui de Monaco, qui se tient à côté, le dimanche du palmarès. C'est en 1955 que la récompense suprême du Festival de Cannes fut nommée pour la première fois « palme d'or ». Depuis, on a connu cette palme dans tous ses états.
Punchy entre les mains de Maurice Pialat, qui la reçut sous les huées en 1987 pour « Sous le soleil de Satan » et qui, le poing levé, écrivit sa légende en une phrase : « Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus ! »
Politisée lorsqu'en 1995, au lendemain du massacre de Tuzla, le film palmé, « Underground », d'Emir Kusturica, fut qualifié de proserbe par Alain Finkielkraut et BHL. Rock'n'roll en 1994, quand Clint Eastwood couronna à la surprise générale, « Pulp Fiction », de Quentin Tarantino, enfant terrible de...
Jafar Panahi, palme d'or au Festival de Cannes 2025 pour « Un simple accident », a également marqué l'histoire. Ces témoignages exclusifs montrent comment la palme d'or peut transformer une carrière, ouvrir des portes, mais aussi apporter une pression immense. Les réalisateurs évoquent leurs souvenirs, leurs émotions, et l'impact durable de cette distinction sur leur travail.



