Noam Sinseau : humour voguing et stand up à Nice et Toulon
Noam Sinseau : humour voguing et stand up à Nice

Publicité « L’humour permet de faire passer des messages plus doucement qu’un discours frontal » : danseur de voguing et stand upper, Noam Sinseau passe par Nice et Toulon. Avec son humour tranchant, Noam Sinseau pose ses valises au Théâtre de la Cité à Nice, ce samedi 16 mai 2026. À 27 ans, l’artiste qui aime titiller son public promet un show touchant où chaque spectateur devient, le temps d’une soirée, une superstar.

As du voguing, mannequin, poète... et humoriste. Noam Sinseau mêle tous ses talents au stand up et imagine un spectacle hybride. À la fois joyeux et profond, le Martiniquais de 27 ans évoque, dans « Makoumé superstar », les questions d’acceptation de soi, d’identité, de liberté. Il sera sur scène à Nice très bientôt, avant Toulon à la rentrée.

Comment est né ce besoin de devenir un « showman » ?

J’ai toujours eu envie de raconter des histoires importantes. Au départ, je voulais devenir journaliste, mais j’ai choisi d’être stand-upper. L’humour est arrivé par hasard, j’ai toujours fait rire la galerie. Mais je voulais apporter de la nouveauté. Le stand-up classique est très simple : un micro, un tabouret,... Là, c’est un show. J’étais allé voir la tournée Renaissance de Beyoncé quand j’ai écrit le spectacle, cette popstar m’a beaucoup inspiré. J’ai pris deux ans pour créer une chorégraphie et une mise en scène aussi puissante qu’un concert. On a abouti sur une célébration qui mêle rire, empathie et poésie.

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En quoi votre parcours, de la Martinique à votre arrivée à Paris à 18 ans, a-t-il forgé cette écriture sans filtre ?

En Martinique, je n’étais pas « out » et j’ai vécu des expériences traumatiques liées à l’homophobie. Paris a marqué mon indépendance et mon coming out. Récupérer le mot « Makoumé » [« pédé » en créole], c’était lui retirer sa charge douloureuse pour en faire quelque chose de propre et de puissant. Je veux renverser le stigmate : je suis fier d’être noir et d’être pédé. Sur scène, je ne cherche pas à rendre la vérité « jolie ». Je parle de tout. Pour moi, la bienveillance, c’est justement cette transparence totale. Une confiance mutuelle se crée avec le public.

Vous jouez à Nice et n’hésitez pas à titiller les Niçois sur scène. Quel impact espérez-vous avoir sur ce public ?

J’adore Nice, même si je l’embête. Pour moi, le spectacle doit rester organique : les gens font partie intégrante du show pour que chaque soir soit unique. L’humour permet de faire passer des messages plus doucement qu’un discours frontal. Ça plante des graines dans l’esprit de personnes bornées qui réalisent qu’elles ne sont pas aussi horribles qu’elles le pensaient... Ce que je veux qu’ils gardent en quittant la salle, c’est de la joie et de la fierté. Je veux que les gens repartent avec de la joie, qu’ils se sentent galvanisés. Nice, tenez-vous prêts : un pédé noir arrive, venez prouver que vous êtes des superstars !

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Informations pratiques

  • Samedi 16 mai à 20h30, Théâtre de la Cité à Nice, 25,90 euros.
  • Jeudi 29 octobre à 21h, Théâtre Le Colbert à Toulon, 27 euros.
  • Samedi 31 octobre à 21h, Espace Julien à Marseille, 34,20 euros.
  • Jeudi 14 et vendredi 15 mai à 21h, avec un autre spectacle « Iman », La Grange à Marseille, 22 euros.