« Lire Lolita à Téhéran » : Golshifteh Farahani incarne la résistance féminine iranienne
« Lire Lolita à Téhéran » : Farahani face aux mollahs

« Lire Lolita à Téhéran » : un film sur la résistance culturelle des femmes iraniennes

Inspiré du roman autobiographique d'Azar Nafisi, le film « Lire Lolita à Téhéran » plonge le spectateur dans l'Iran des années 1979 à 1997, période marquée par la montée en puissance des mollahs. Réalisé par l'Israélien Eran Riklis, cette œuvre cinématographique met en lumière le parcours courageux d'une professeure de lettres et de ses étudiantes, qui ont osé défier le régime par la culture.

Un club de lecture clandestin comme acte de résistance

Au cœur du récit se trouve un club de lecture clandestin, organisé secrètement au domicile de l'écrivaine Azar Nafisi. Cet espace devient un havre de paix, de culture et de sororité pour des jeunes femmes iraniennes, cherchant à préserver leur liberté intellectuelle face à l'oppression grandissante. Chaque séance de lecture les expose à des risques considérables, illustrant ainsi le danger permanent qui plane sur toute forme de dissidence dans le pays.

Le film, bien que jugé parfois trop sage dans sa mise en scène, parvient à capturer l'atmosphère étouffante de l'époque. La retenue du réalisateur Eran Riklis vise à souligner la perniciosité rampante du régime iranien, mais cette approche peut sembler désespérément scolaire par moments. Néanmoins, l'œuvre tire sa force de ses interprètes principales, toutes des Iraniennes exilées, qui apportent une authenticité et une émotion palpables à leurs rôles.

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Golshifteh Farahani et Zar Amir Ebrahimi en figures de proue

Porté par des performances remarquables, le film s'appuie notamment sur le talent de Golshifteh Farahani et Zar Amir Ebrahimi. Ces actrices, ayant quitté l'Iran, incarnent avec une intensité rare la lutte des femmes pour leur émancipation. Leur présence à l'écran renforce l'impact du récit, en écho au mouvement « Femme, Vie, Liberté » qui a résonné bien au-delà des frontières iraniennes.

Il est intéressant de noter que, malgré son titre, « Lire Lolita à Téhéran » ne montre personne en train de lire le roman de Nabokov à l'écran. Ce paradoxe symbolise les limites et les contraintes auxquelles le film doit faire face, tout en reflétant la réalité d'une résistance qui doit souvent rester cachée.

Diffusé initialement le dimanche 8 mars 2026 à 21h sur Canal+ Cinéma(s), ce drame italo-israélien d'une durée de 1h47 est également disponible à la demande sur la plateforme myCANAL. Une occasion de découvrir ou redécouvrir une histoire poignante sur le pouvoir de la littérature et la résilience des femmes en contexte autoritaire.

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