Une ouverture étincelante pour le 79e Festival de Cannes
Le 79e Festival de Cannes s'est ouvert mardi soir avec La Vénus électrique, le onzième long métrage de Pierre Salvadori. Hors compétition sur la Croisette, ce film est déjà en salles en France et s'annonce comme une comédie française majeure de l'année.
Un héritier de la comédie hollywoodienne
Pierre Salvadori, souvent comparé à Ernst Lubitsch, Billy Wilder ou Blake Edwards, signe ici une œuvre sophistiquée, drôle, légère et profonde. Le réalisateur parvient à mêler avec grâce des registres variés, offrant un spectacle à la fois vif et émouvant.
L'intrigue : mensonges et étincelles
En 1928, Suzanne (Anaïs Demoustier) travaille dans une attraction foraine appelée Venus electrificata. Contre quelques pièces, elle promet un baiser électrique aux visiteurs. Un soir, elle est prise pour une spirite par Antoine (Pio Marmaï), un peintre désespéré depuis la mort de sa femme Irène (Vimala Pons). Suzanne accepte de jouer le jeu et se révèle talentueuse pour la tromperie. Avec l'aide du galeriste Armand (Gilles Lellouche), elle met en place des séances de spiritisme, mais tombe amoureuse d'Antoine.
Un scénario ciselé
Écrit par Pierre Salvadori et Benoît Graffin, le film jongle entre vérités et mensonges, sentiments et nécessités. Les dialogues sont délicieux et la mise en scène virtuose, sans jamais prendre le pas sur l'histoire. La reconstitution du Paris des années 1920 est stylisée et colorée, renforçant le thème des apparences et de l'illusion.
Une comédie qui cache un fond tragique
Comme toujours chez Salvadori, la légèreté apparente dissimule une mélancolie profonde. Les personnages, fragiles et sensibles, laissent passer une lumière étincelante. Le film dure deux heures qui passent comme un éclair, et on en sort ébloui.
Un casting éclatant
Anaïs Demoustier incarne Suzanne avec un esprit piquant, tandis que Pio Marmaï est touchant en peintre désespéré. Gilles Lellouche apporte une touche d'humour et de malice. Vimala Pons, bien que présente en flashbacks, marque par sa présence.
La Vénus électrique est un bonheur de comédie sophistiquée, déjà disponible dans les salles françaises. Un film à ne pas manquer pour les amateurs de cinéma élégant et intelligent.



