Présenté en ouverture du 79e Festival de Cannes, « La Vénus électrique » de Pierre Salvadori est un film profondément réjouissant. Le réalisateur, connu pour ses comédies jubilatoires pleines de mensonges, quiproquos et rebondissements, nous plonge cette fois dans les années 1920.
Une rencontre électrique
L'histoire commence dans une fête foraine. Suzanne, exploitée par son patron, est l'attraction principale : elle offre aux clients des baisers électriques, semblables à des coups de foudre. Électrocutée à longueur de journée pour un salaire de misère, elle vole de l'opium dans la roulotte d'une voyante. C'est là qu'elle rencontre Antoine, un peintre désespéré depuis la mort de sa femme. Par hasard, elle lui fait croire qu'elle peut communiquer avec son épouse. La supercherie s'intensifie quand Armand, un marchand d'art, se réjouit de voir Antoine créer de nouveaux tableaux. Pendant ce temps, Suzanne découvre l'histoire du peintre et se rapproche de lui.
Un casting éclatant
Dans ce film drôle, généreux et profondément réjouissant, les répliques sont littéraires, comme « Le mensonge était délicieux, il a rendu la vérité insupportable ». Les comédiens les livrent avec une légèreté pétillante. Anaïs Demoustier et Pio Marmaï sont irrésistibles, Vimala Pons vibrante, et Gilles Lellouche très drôle. Le film montre comment la fiction embellit la réalité et peut nous consoler. Un choix parfait pour ouvrir le Festival de Cannes avec panache.
Une comédie romantique réussie
Avec « La Vénus électrique », Pierre Salvadori signe une comédie romantique qui virevolte entre passé et présent. Le film sort en salles ce mardi soir, en même temps que son ouverture cannoise. La rédaction lui attribue la note de 4/5.
- Comédie française de Pierre Salvadori (2026)
- Avec Anaïs Demoustier, Pio Marmaï, Vimala Pons, Gilles Lellouche
- Durée : 2h02



