La Maison des femmes : un film choral lumineux inspiré d'un lieu salutaire
En salle depuis le 4 mars 2026, La Maison des femmes nous ouvre les portes d'une structure essentielle d'écoute, de soin et de reconstruction pour les femmes. Ce film passionnant, émouvant et lumineux, réalisé par Mélisa Godet, s'inspire de l'expérience réelle de la Maison des femmes de Saint-Denis, créée par la gynécologue Ghada Hatem. Mélisa Godet, scénariste et réalisatrice, a découvert ce concept à la radio en 2016 et a immédiatement vu le potentiel cinématographique de cette initiative.
Un projet mûri avec humilité et détermination
Mélisa Godet explique qu'elle ne s'est pas sentie prête à endosser ce sujet immédiatement. Elle a d'abord poursuivi son travail, réalisant plusieurs courts métrages et une série, avant de se lancer dans ce projet avec sa productrice Emma Javaux. Le film ne raconte pas la création de la Maison des femmes, mais capture un moment charnière de son histoire, où la structure fait face à une crise de croissance, avec des besoins massifs et des finances limitées, menaçant sa survie.
Un casting d'exception pour un message universel
Pour incarner l'équipe soignante, Mélisa Godet a choisi des actrices talentueuses capables de toucher un large public. Karin Viard joue le rôle de la cheffe d'équipe déterminée, tandis que Laetitia Dosch incarne une soignante énergique et mère un peu perchée. Juliette Armanet apporte sa douceur en tant que psychologue, et Eye Haïdara sa rage et sa franchise. Oulaya Amamra, dans le rôle d'une nouvelle recrue, offre un point d'entrée frais et sincère dans ce groupe. Les patientes sont interprétées par des actrices professionnelles inconnues, pour des récits authentiques et respectueux.
Un film tourné vers la solution et la sororité
La Maison des femmes évite l'écueil du catalogue éploré des maltraitances en mettant en avant la dynamique sororale et la conviction qui animent le lieu. C'est un film choral coloré, beau et lumineux, qui célèbre la joie et l'humour, même dans les moments dramatiques. Mélisa Godet insiste : Mon film n'est pas dans la déploration mais dans la solution. Ce qui est moche, c'est ce que vivent ces femmes, pas elles ! L'humour est présenté comme une forme d'intelligence et de politesse envers les spectateurs.
Le témoignage d'Oulaya Amamra : un engagement nécessaire
Oulaya Amamra, qui a découvert le projet via un casting, souligne l'importance de ce film. Ignorant l'existence de tels lieux avant de lire le scénario, elle a été touchée par les récits et a voulu s'engager pour cette cause. Elle décrit le tournage comme une expérience joyeuse et respectueuse, malgré la gravité des sujets abordés. Il y a des combats qui sont trop grands pour chacun de nous, mais ensemble, oui, on peut faire quelque chose, affirme-t-elle, espérant que le film sera largement vu pour inspirer le changement.
Ce film choral, populaire et nécessaire, offre ainsi une vision optimiste et mobilisatrice, mettant en lumière la force collective face aux violences faites aux femmes.



