« Good Luck, Have Fun, Don't Die » : le nouveau film déjanté de Gore Verbinski sur les dangers de l'IA
« Good Luck, Have Fun, Don't Die » : Verbinski alerte sur l'IA

« Good Luck, Have Fun, Don't Die » : un trip fantastique contre les dérives technologiques

Dix ans après A Cure for Life, Gore Verbinski fait son retour derrière la caméra avec un projet aussi ambitieux que déjanté. Le cinéaste à qui l'on doit les trois premiers volets de Pirates des Caraïbes et l'animé Rango surprend à nouveau avec « Good Luck, Have Fun, Don't Die », un film fantastique qui pointe du doigt les dangers des nouvelles technologies, et particulièrement de l'intelligence artificielle.

Un voyageur temporel contre l'apocalypse numérique

L'histoire débute dans un restaurant minable de Los Angeles où débarque un homme étrange et débraillé, interprété par Sam Rockwell. Armé d'un détonateur, il affirme venir du futur - pour la 117e fois précisément - avec une mission cruciale : empêcher l'apocalypse déclenchée par une IA devenue incontrôlable et sauver une humanité lobotomisée par les écrans.

Sa stratégie ultime ? Recruter les clients présents dans l'établissement pour former une équipe improbable chargée de sauver le monde. Si ce groupe aussi hétéroclite que mal préparé parvient à relever le défi, alors l'humanité conserve peut-être une chance de survie. Dans le cas contraire...

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Un concept inspiré mais une réalisation ambitieuse

Le film emprunte légèrement son concept à Un jour sans fin mais le transporte dans un univers fantastique moderne. Lancés dans l'action, nos aventuriers improvisés doivent affronter une IA générative capable de créer mille et un dangers, comme un chat géant gobeur d'humains, ou de fausser la réalité elle-même.

La plupart des personnages sont présentés via des flashbacks qui explorent les dérives technologiques contemporaines : réalité virtuelle addictive, clonage éthiquement douteux, et manipulation numérique généralisée. Le tout est saupoudré d'un humour corrosif caractéristique du réalisateur.

Un film qui fourmille d'idées... parfois trop

« Good Luck, Have Fun, Don't Die » ne manque certainement pas d'idées. Le problème ? Il en contient tellement qu'il peine à les agencer de manière cohérente. Verbinski propose, amuse, évite la critique facile mais éprouve des difficultés à créer une véritable intrigue prenante, malgré la qualité indéniable du casting.

Outre Sam Rockwell en grande forme, le film bénéficie de la présence de l'excellente Juno Temple, récemment révélée par la série Ted Lasso, ainsi que d'Haley Lu Richardson. L'ensemble donne l'impression que, contrairement à ses précédentes productions blockbusters, le cinéaste n'a pas disposé des moyens nécessaires à ses ambitions démesurées.

Entre deux eaux visuels

Le film semble rester dans un entre-deux artistique, comme empêché de déployer toute la folie visuelle que son concept promettait. Pourtant, il réussit le pari de mettre en lumière les dangers réels de notre dépendance technologique tout en divertissant son public pendant ses 2h15 de durée.

Produit conjointement par les États-Unis et l'Allemagne, ce film fantastique mérite le détour pour son audace thématique et ses performances d'acteurs, même s'il laisse parfois le spectateur sur sa faim quant à la cohérence de son récit.

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