Kôji Fukada dévoile la face cachée du star-system japonais dans un film poignant
Fukada explore l'émancipation d'une idole de la J-pop au cinéma

Un regard perçant sur la fabrique des icônes au Japon

L'exploration des mécanismes du star-system constitue une source inépuisable d'inspiration pour le septième art. Le cinéaste japonais Kôji Fukada, âgé de 46 ans et connu pour des œuvres comme Love Life, s'empare à son tour de ce thème en s'appuyant sur une affaire réelle qui a ébranlé son pays.

Le dilemme d'une idole de la pop

Mai, interprétée par Kyoko Saito, est une jeune idole de la musique pop japonaise. Elle commet l'irréparable en tombant amoureuse, bravant ainsi une clause restrictive de son contrat qui interdit formellement toute relation sentimentale. Lorsque sa liaison est révélée publiquement, l'agence qui la gère la traîne devant les tribunaux. Face à cette pression, la chanteuse choisit de résister, au péril de sa carrière et de sa réputation.

Les coulisses impitoyables de la J-pop

La première partie du film, dynamique et électrique, plonge le spectateur dans les arcanes scintillants mais impitoyables de la J-pop, où les icônes sont souvent réduites à un statut d'esclaves modernes. Kôji Fukada dépeint cette usine à rêves avec une distance mesurée, évitant tout jugement tout en faisant preuve d'une acuité remarquable.

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Le coût de la liberté

Dans une seconde partie plus intimiste et grave, caractérisée par des plans fixes et des silences éloquents, Mai découvre le prix exorbitant de sa quête de liberté. Ce récit subtil et émouvant retrace avec finesse le parcours d'une émancipation douloureuse mais nécessaire.

Love on trial, réalisé par Kôji Fukada, dure 2 heures et 3 minutes et sortira en salles le 25 mars.

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