Ferrari 250 et BMW 2002 en vedette au Tour Auto 2026
Ferrari 250 et BMW 2002 au Tour Auto 2026

Au commencement de Ferrari était une véritable pièce d'orfèvrerie mécanique : le V12. C'est avec ce type de moteur, devenu synonyme de performance et de prestige, que la marque au cheval cabré a construit sa légende depuis 1947. Parmi les nombreux V12 qui ont jalonné son histoire, le 250 (chiffre désignant la cylindrée unitaire, correspondant à un bloc de 3 litres) est sans doute celui qui a le plus contribué au palmarès de la marque italienne. Conçu par le célèbre ingénieur Gioachino Colombo – qui avait fait ses preuves avant-guerre comme motoriste au sein de l'écurie Alfa Romeo dirigée par Enzo Ferrari –, ce V12 issu des fonderies de Maranello cumule les succès dès sa première année de production, comme en témoigne sa victoire aux Mille Miglia en 1952.

Puissant et fiable, il triomphe également dans de nombreuses classiques d'endurance : aux 24 Heures du Mans, aux 12 Heures de Sebring et aux 1 000 Kilomètres du Nürburgring. Mais c'est sur le Tour de France automobile que sa domination est la plus hégémonique, avec pas moins de neuf titres consécutifs remportés de 1956 à 1964. Cette course, disputée sur une dizaine de jours combinant épreuves routières et sur circuits, a mis en évidence la polyvalence des Ferrari et la remarquable souplesse de leur V12 Colombo, contribuant largement à l'agrément de conduite des modèles Grand Tourisme de Maranello.

Sur le Tour de France automobile, ce sont trois modèles successifs de Ferrari 250 animés par le même moteur qui se sont partagé les lauriers. La première 250 GT s'impose en 1956, 1957, 1958 et 1959, ce qui lui vaut d'être rebaptisée "Tour de France". La 250 GT SWB (châssis court), conçue pour être plus agile sur les parcours sinueux, prend le relais et gagne en 1960, 1961 et 1962. Enfin, la mythique 250 GTO remporte les éditions 1963 et 1964, enrichissant le palmarès exceptionnel de celle qui est devenue le graal des collectionneurs du monde entier.

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Auréolées de ces succès en course, les Ferrari 250 n'ont pas seulement prouvé leur rapidité : elles ont aussi établi dans l'inconscient collectif les canons du style automobile des années 1950-1960. Les berlinettes 250 GT châssis long et court, dessinées par Pininfarina, incarnent parfaitement les coupés Grand Tourisme de cette époque. Pininfarina fait également basculer Ferrari dans la modernité avec les 250 P et LM, dotées d'un moteur en position centrale arrière, une architecture innovante pour l'époque, passée depuis à la postérité.

La 250 GTO se distingue par sa carrosserie plus aérodynamique, due à l'ingénieur Giotto Bizzarrini. Installé près des usines de Maranello, le carrossier Scaglietti a aussi beaucoup œuvré sur les Ferrari 250 : on lui doit le dessin original à pontons latéraux des 250 Testa Rossa, victorieuses aux 24 Heures du Mans, baptisées ainsi car les couvre-culasses de leur V12 Colombo étaient peints en rouge. Étonnamment, les lignes iconiques de la 250 GTO ne sont pas dues à un styliste mais à l'ingénieur Bizzarrini, inspiré par la recherche de la meilleure finesse aérodynamique, d'où le spoiler arrière caractéristique de ce modèle très rare, dont seulement 36 exemplaires ont été produits entre 1962 et 1964.

Parmi la dizaine de Ferrari 250 engagées au Tour Auto 2026, une GTO sera au départ : un exemplaire ayant participé à l'édition 1963 du Tour de France, ainsi qu'à la Targa Florio, aux 1 000 Kilomètres de Paris et à ceux de Monza. Cette édition sera une occasion unique d'admirer l'histoire automobile en mouvement.

BMW 2002, toute une époque

L'édition 2026 du Tour Auto mettra aussi en vedette les BMW série 02, ces berlines deux portes commercialisées de 1966 à 1975, qui ont largement contribué à la réputation de polyvalence et de sportivité de la marque bavaroise. Une douzaine de BMW 2002 prendront le départ, principalement des TI (Turismo Internazionale) mais aussi deux TII (le deuxième I signifiant Iniezione). Dans les deux cas, le moteur est un quatre cylindres 2 litres : 120 ch pour la version à carburateur, 130 ch pour celle à injection mécanique. En revanche, aucune 2002 Turbo ne sera présente cette année. Cette pionnière de la suralimentation par turbocompresseur, développant 170 ch et produite à seulement 1 672 exemplaires entre septembre 1973 et novembre 1974, est devenue très rare sur les routes.

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Le parcours de l'épreuve

Le Tour Auto 2026 partira de Paris le 5 mai au matin pour arriver à Biarritz le 9 mai au soir. Après une exposition des voitures les 3 et 4 mai au Grand Palais, les concurrents prendront la route le 5 mai pour Clermont-Ferrand, en passant par le château de Courances (départ officiel) et le circuit de Magny-Cours. Le parcours, qui compte quelques spéciales chronométrées sur route, mènera les participants le 6 mai au pont du Gard, le 7 mai à Toulouse via le circuit d'Albi, le 8 mai à Pau avec une étape sur la piste de Pau Arnos, et enfin le 9 mai jusqu'à l'arrivée à Biarritz après une épreuve disputée sur le circuit de Nogaro.