« Good Luck Have Fun Don’t Die » : une comédie de science-fiction qui perd le fil face aux dangers de l'intelligence artificielle
Le réalisateur Gore Verbinski revient avec une nouvelle comédie de science-fiction intitulée « Good Luck Have Fun Don’t Die », mettant en vedette Sam Rockwell, Juno Temple et Haley Lu Richardson. Ce film américano-allemand d'une durée de 2h15 tente d'explorer les périls de l'intelligence artificielle, mais finit par s'embourber dans un récit confus et un excès d'effets visuels.
Un scénario ambitieux mais désordonné
L'histoire débute de manière prometteuse avec un rescapé du futur, interprété par un Sam Rockwell survolté, qui débarque dans un diner. Il y fait la morale aux clients, présentés comme des esclaves de leurs smartphones, et forme un commando avec certains d'entre eux pour combattre une intelligence artificielle responsable d'une apocalypse imminente. Cependant, le film s'égare rapidement en intégrant des flash-back qui explorent les rapports traumatiques des personnages aux nouvelles technologies, des séquences qui ressemblent à des ersatz peu inspirés d'épisodes de « Black Mirror ».
Un final noyé dans les effets spéciaux
Le climax du film est particulièrement décevant, car il noie l'irrévérence satirique initiale sous un déluge inepte d'effets spéciaux. Parmi les idées retenues, on note celle des zombies connectés et des victimes clonées de tueries scolaires, mais des éléments comme un chat-centaure géant généré par l'IA semblent superflus et mal intégrés. L'ensemble donne l'impression d'un mash-up pop d'emprunts tous azimuts, évoquant des œuvres comme « Les Femmes de Stepford » ou « L'Armée des douze singes », sans parvenir à créer une cohérence narrative.
Une production qui semble générée par l'IA
Ironiquement, le film lui-même paraît, à bien des égards, généré par une intelligence artificielle, tant il manque d'originalité et de profondeur. Malgré la présence d'acteurs talentueux et un sujet d'actualité, « Good Luck Have Fun Don’t Die » rate sa cible en privilégiant le spectacle vide au détriment d'une réflexion pertinente sur les dangers technologiques. C'est un film qui, malgré ses bonnes intentions, laisse le spectateur avec un sentiment de confusion et d'opportunité gâchée.



