Pendant six jours, ils seront partout sans jamais vraiment apparaître. En coulisses, dans les loges, entre deux répétitions, à quelques minutes d’une montée des marches. À Canneseries, une dizaine de coiffeurs vont réaliser près de 300 looks, dans une course discrète mais essentielle : celle de l’art du timing, de l’écoute et de la précision.
Rencontre avec les artisans de la beauté
Rendez-vous au deuxième étage du Gray d’Albion. C’est Camille Thébault, directrice de la rédaction de Konbini, qui ouvre la porte. Elle vient d’arriver par le train et remet le soir même le Prix de l’engagement Konbini à Richard Gadd pour la mini-série britannique Mon petit renne. « Je ne me suis jamais fait maquiller ou coiffer », sourit-elle en s’installant sur une chaise.
Entre l’artiste et le « hair artist », la relation est souvent rapide mais intense. Il faut comprendre une personnalité en quelques instants, capter son énergie, respecter ses envies et parfois improviser face à un imprévu de dernière minute. Après avoir échangé deux mots avec sa « cliente » et demandé à voir sa tenue (une combinaison bordeaux et une veste noire), Jean-David Amoyel est déjà en train d’œuvrer. Il a entre 30 et 40 minutes pour coiffer, tout en veillant à ne pas gêner Andrée Line, avec qui il fonctionne en binôme et qui maquille.
Un savoir-faire événementiel
Jean-David Amoyel connaît bien l’événementiel. Hair artist au sein de l’équipe artistique d’Éric Zemmour, basée à Saint-Laurent-du-Var, il intervient sur des événements de premier plan, notamment la Fashion week et le Festival de Cannes. Il commence par rafraîchir la chevelure, puis il applique des produits texturisants pour mettre les cheveux en forme. Une tendance ? « Le décoiffé, le wavy et les influenceurs… La queue-de-cheval de Kardashian a beaucoup de succès... »
Beauté et nouvelles narrations
Cette édition marque aussi le lancement du Micro-Drama Contest, un concours de mini-fictions porté par Kérastase, en partenariat avec Allociné. Une manière de relier l’univers de la beauté à celui des nouvelles écritures digitales, dans un festival qui attire toujours plus de talents internationaux, comme Jisoo, Camille Razat ou Vincent Elbaz.
En coulisses, ces petites mains restent indispensables pour que les stars puissent briller sous les projecteurs. Leur travail, souvent invisible, est pourtant crucial pour le succès de l’événement.



