Festival de Cannes : l'horreur s'invite avec "Les Diables" et "Sanguine"
Cannes : l'horreur à l'honneur avec "Les Diables" et "Sanguine"

Le Festival de Cannes, traditionnellement associé au glamour et au drame, a réservé une place de choix à l'horreur cette année. Deux films, "Les Diables" et "Sanguine", ont captivé le public et la critique, marquant un tournant dans la sélection officielle. Ces œuvres, aux ambiances radicalement différentes, explorent les tréfonds de la peur et de la psyché humaine.

"Les Diables" : une plongée dans l'horreur psychologique

Réalisé par le cinéaste espagnol Alejandro Amenábar, "Les Diables" a fait sensation lors de sa projection. Le film suit l'histoire d'une famille isolée dans une maison de campagne, confrontée à des phénomènes surnaturels. Amenábar, connu pour "Les Autres", utilise une mise en scène minimaliste et une bande-son oppressante pour créer une tension palpable. Les critiques saluent la performance de l'actrice principale, qui incarne une mère déchirée entre protection et folie. Le film a reçu une ovation debout de huit minutes, un record pour un film d'horreur à Cannes.

"Sanguine" : l'horreur viscérale et politique

À l'opposé, "Sanguine" de la réalisatrice française Julia Ducournau, déjà récompensée pour "Grave", propose une horreur plus viscérale et engagée. Le film se déroule dans un abattoir clandestin, où une jeune vétérinaire découvre un trafic d'organes. Ducournau mêle gore et satire sociale, dénonçant les dérives du capitalisme. Les images choc ont provoqué des évanouissements dans la salle, mais aussi des acclamations pour son audace. Certains critiques y voient un manifeste féministe, tandis que d'autres déplorent une violence gratuite.

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Un débat sur la place de l'horreur au cinéma

La présence de ces deux films a relancé le débat sur la légitimité du genre horrifique dans les festivals prestigieux. Pour le délégué général du festival, Thierry Frémaux, "l'horreur est un miroir de nos angoisses contemporaines". Il souligne que Cannes a toujours accueilli des films dérangeants, de "Psychose" à "The Shining". Cependant, certains puristes estiment que l'horreur n'a pas sa place sur la Croisette. Les réseaux sociaux s'enflamment, partagés entre admiration et rejet.

Quoi qu'il en soit, "Les Diables" et "Sanguine" ont marqué cette édition 2026. Leur succès public et critique pourrait influencer les futures sélections, ouvrant la voie à davantage de films de genre. Cannes, en embrassant l'horreur, prouve une fois de plus sa capacité à se réinventer et à provoquer.

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