Pendant que sur Instagram, l’acteur Miguel Bosé, 70 ans, danse très élégamment, les choses se tendent à Cannes où la compétition est entrée dans le dur. En piste, le réalisateur iranien Asghar Farhadi venu présenter « Histoires parallèles », deuxième de ses films tournés en France après « Le passé », avec un casting en béton armé : Isabelle Huppert, Catherine Deneuve, Virginie Efira, Pierre Niney, Vincent Cassel et Adam Bessa, révélé dans « Les fantômes » de Jonathan Millet. Un tapis rouge à rendre les photographes aphones après la montée des marches pour les dix jours à venir.
Farhadi se perd dans ses stars
Romancière et harpie, Isabelle Huppert, pour écrire, espionne ses voisins d’en face : Pierre Niney fait la gueule, Virginie Efira, brune, le trompe avec Vincent Cassel, qui a mal au dos… C’est du sérieux mais est-ce la réalité ? Et celle-ci ne serait-elle pas contaminée par la fiction ? Réflexion sur la puissance de la fiction balisée de dilemmes moraux, « Histoires parallèles » est-il un jeu de piste narratif vertigineux ? Ou un exercice de style parfaitement stérile et un peu fumeux ? Verdict : la déception est au rendez-vous. Malgré un casting impressionnant, le film peine à convaincre, laissant le spectateur sur sa faim.
Thomas Mann rentre au pays
De l’autre côté, Thomas Mann fait son grand retour à Cannes avec un film qui promet de marquer les esprits. Le réalisateur allemand, connu pour ses œuvres engagées, présente une œuvre qui explore les thèmes de l’identité et de l’appartenance. Un vent de fraîcheur dans une compétition qui en a bien besoin.
Ça déconstruit à tout-va
Enfin, plusieurs films de la sélection officielle jouent la carte de la déconstruction, bousculant les codes narratifs et formels. Entre expérimentations et audaces, ces œuvres suscitent des débats passionnés parmi les festivaliers. Cannes 2026 s’affirme ainsi comme une édition riche en contrastes, entre déceptions et révélations.



