Le film « L'Abandon » de Vincent Garenq, projeté ce mercredi au Festival de Cannes, s'attache à retracer, le plus fidèlement possible, les onze derniers jours de Samuel Paty, le professeur assassiné à quelques pas de son collège après avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet.
Un récit minutieux des événements
L'histoire tragique de Samuel Paty est connue de tous. En revanche, les détails, non, et c'est ce que le film « L'Abandon » s'attache à faire : retracer ses onze derniers jours, le plus fidèlement possible. Tout au long de cette heure quarante, chaque petit rouage qui entraînera l'assassinat de Samuel Paty est listé : la maladresse du professeur d'histoire-géographie, le mensonge d'une élève, la vidéo du père, du faux représentant des islams de France, leur viralité sur les réseaux sociaux… mais aussi « l'abandon » de Samuel Paty par une partie des institutions.
Des questions qui hantent
Et si les choses s'étaient passées différemment ? Et si la collégienne n'avait pas menti ? Et si la vidéo n'avait pas été postée ? Et si Samuel Paty s'était fait raccompagner chez lui le jour de sa mort ? Et si les élèves n'avaient pas accepté de désigner, au tueur, leur professeur contre de l'argent ? Tout au long de ce long-métrage, et même si l'on connaît le dénouement, on ne cesse de se dire que, finalement, les choses auraient pu se passer différemment.
Un film glaçant et une interprétation remarquable
Un film glaçant, avec un Antoine Reinartz incroyablement juste dans le rôle de Samuel Paty, qui met en lumière la façon dont le mensonge, le fanatisme, la rupture de communication et la désinformation peuvent mener à des événements terribles. Le film est en salles dès à présent.



