Angoulême : la menace judiciaire de l'ancien organisateur du FIBD plane toujours
Menace judiciaire sur le festival BD d'Angoulême

Un mois après ses menaces, l'ancien organisateur du FIBD n'a toujours pas agi

Il y a exactement un mois, Franck Bondoux, patron de la société 9e Art+, organisait une conférence de presse au sommet de la tour Montparnasse à Paris. L'organisateur privé désavoué du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD), annulé cette année, déclarait alors saisir la justice pour « concurrence déloyale et parasitisme ».

Des déclarations qui restent sans suite pour l'instant

Accompagné de ses avocats, l'ancien délégué général s'estimait « spolié » et victime d'une « tentative de dépossession » d'un événement dont l'organisation lui revient contractuellement jusqu'en 2027. Il dénonçait le « mépris des pouvoirs publics » et annonçait assigner l'Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA).

Pourtant, à ce jour, aucune procédure judiciaire n'a été engagée. David Caméo, président de l'ADBDA, confirme que son association n'a reçu aucune assignation. Le contentieux devait pourtant être rapidement porté devant le tribunal judiciaire d'Angoulême sous forme de référé, une procédure urgente.

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Une menace qui continue de peser sur l'appel à projets

Tous les acteurs concernés s'accordent à dire que la menace de Franck Bondoux perdure malgré l'absence d'action concrète. Elle vise particulièrement l'appel à projets lancé par l'ADBDA pour organiser un « nouvel événement BD de grande ampleur » à partir de 2027.

Les candidats ont jusqu'au 12 mars pour se faire connaître, mais l'incertitude juridique plane sur le processus. Dernier rebondissement : la Cité internationale de la BD et de l'image à Angoulême (Cibdi), établissement public gestionnaire du musée de la BD, ne postulera finalement pas à cet appel à projets, alors qu'elle disposait pourtant de sérieux atouts.

Des répercussions politiques locales

Cette décision suscite l'émoi dans le paysage politique local. L'équipe Angoulême Collectif, rassemblant écologistes et militants de gauche, affirme que la Cibdi a été « écartée » du processus. Elle exige une « réponse étayée » des collectivités locales et demande que la date de remise des dossiers soit repoussée après les élections municipales.

Dans ce contexte tendu, la question reste entière : Franck Bondoux va-t-il finalement passer à l'action et bousculer le calendrier déjà serré de l'appel à projets ? Alors que le Grand Off, fête alternative à la bande dessinée, se déroule actuellement en Charente, l'ombre des menaces juridiques continue de planer sur l'avenir du principal événement BD français.

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