Festival BD d'Angoulême : le contentieux reporté, la recherche d'organisateur se poursuit
Angoulême : contentieux BD reporté, recherche organisateur continue

Le litige du Festival BD d'Angoulême reporté au 15 avril

Le contentieux pour « concurrence déloyale et parasitisme » qui devait être examiné ce mercredi matin devant le tribunal d'Angoulême a finalement été reporté. L'audience de référé se tiendra désormais le 15 avril à 9 h 30, à la demande de l'avocat de la partie assignée. Cette décision permet à Me Thierry Wickers, conseil de l'Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA), de mieux préparer ses arguments de défense.

Les questions centrales du litige

Franck Bondoux, l'organisateur privé désavoué du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD), se considère-t-il comme « spolié » après l'annulation de l'édition 2026 ? Est-il fondé à réclamer 300 000 euros de dommages et intérêts ? Fait-il réellement l'objet de pratiques de concurrence déloyale et de parasitisme ? Ces interrogations, qui devaient initialement être soumises à la justice ce mercredi, devront attendre le mois d'avril pour trouver des éléments de réponse devant les juges.

L'ADBDA et sa mission contestée

L'ADBDA, citée à comparaître dans cette affaire, est une structure créée en 2016 suite à une précédente crise, à la demande expresse du ministère de la Culture. Elle est aujourd'hui mandatée par les pouvoirs publics pour organiser un « nouvel événement BD de grande ampleur » à partir de 2027. Début janvier, l'association a lancé un appel à projets qui a immédiatement été contesté par Franck Bondoux et l'Association du FIBD, détentrice des droits historiques de la manifestation.

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Quatre candidats en lice pour l'organisation future

Malgré les tensions judiciaires, la recherche d'un nouvel organisateur pour le festival se poursuit activement. L'appel à projets de l'ADBDA, ouvert jusqu'à la mi-mars, a reçu quatre candidatures sérieuses :

  1. Le Groupe Morgane, déjà aux commandes des Francofolies de La Rochelle et du Printemps de Bourges.
  2. La société bordelaise A Bord, prestataire historique du FIBD et impliquée dans de nombreux événements culturels régionaux.
  3. La société Côte Ouest, filiale événementielle du Groupe Sud Ouest (propriétaire des titres Sud Ouest et Charente Libre), organisatrice de Bordeaux fête le vin.
  4. La société italienne Visiona, organisatrice du Comicon de Naples, associée à la Fédération charentaise des œuvres laïques.

Un calendrier sous pression judiciaire

Le jury constitué par l'ADBDA s'est donné jusqu'à la mi-avril pour examiner les offres, auditionner les candidats et désigner le lauréat. Reste à savoir si ce calendrier serré sera affecté par les développements judiciaires à venir. Lors de la brève comparution de ce mercredi, la présidente du tribunal Clémentine Blanc a interrogé les avocats sur la possibilité d'un règlement amiable. « Rien n'est engagé en ce sens […]. On vous dira cela dans quatre semaines », a répondu Me Élodie Dujon, représentante de l'Association du FIBD, laissant planer le doute sur une issue négociée.

Cette affaire met en lumière les tensions persistantes autour de la gouvernance du plus important festival de bande dessinée en France, alors que la ville d'Angoulême cherche à pérenniser cet événement culturel majeur dans un contexte institutionnel et économique complexe.

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