Véronique Duirat : de psychothérapeute à artiste peintre, un héritage retrouvé
Véronique Duirat : de psychothérapeute à artiste peintre

Véronique Duirat : de psychothérapeute à artiste peintre, un héritage retrouvé

Native de Roubaix et installée dans le quartier du Carreau de Lanes depuis fin 2019, Véronique Duirat expose actuellement ses toiles à la Maison du Protestantisme à Nîmes. Cette néo-Nîmoise explique être "une Ch’ti venue dans le Sud pour rejoindre ses enfants". C’est une fois leur vie professionnelle achevée qu’elle et son mari ont posé leurs valises dans la cité des Antonin.

Un parcours professionnel atypique

"Longtemps psychothérapeute, j’avais un cabinet dans le Nord : à la retraite que je me suis adonnée à la peinture", confie-t-elle. Elle utilise cet art comme "un chemin d’expression, une manière de laisser émerger l’émotion enfouie". Véronique Duirat retrouve ainsi un geste hérité de son père, peintre "qui n’a jamais vécu de son art, et qui, pour subvenir aux besoins de sa famille, a créé une entreprise de vente de peintures et accessoires".

Malgré la passion de son père pour cet art, il ne les a jamais initiés, et elle n’y avait jamais touché auparavant. "Mais j’ai maintenant récupéré ses pinceaux et ses couteaux, et me suis lancée à mon tour", précise l’artiste.

De la psychothérapie à la peinture : une continuité naturelle

De la psychothérapie à la peinture, un véritable fossé ? Pas si sûr selon Véronique Duirat : "J’ai, pendant trente-cinq ans, accompagné des âmes humaines à apprivoiser toutes les couleurs de leur palette émotionnelle. J’utilisais dans ma pratique de psychothérapeute l’argile, la sculpture sur béton cellulaire, le dessin méditatif pour que chacun trouve sa voie vers ce qui l’habitait d’essentiel…".

Aujourd’hui, c’est à la peinture purement artistique qu’elle consacre ses talents. Sur ses toiles figurent personnes humaines, animaux… "Tout ce qui est vivant ou coloré". Exit les natures mortes ou les sujets inanimés ou ternes. Elle peint au pinceau ou au couteau et utilise la peinture acrylique "car elle sèche beaucoup plus vite que l’huile" et lui ajoute parfois du sable ou du papier pour donner du relief.

Inspiration et rencontres artistiques

Son inspiration est également nourrie par la rencontre avec d’autres artistes, comme Jean Pierre Brethon ou encore Melvyn Barros, qui intervenaient dans les ateliers de peinture organisés par le CCAS où elle s’était inscrite. Ces échanges ont enrichi sa pratique et lui ont permis de développer son style unique.

L’exposition se tient à la Maison du Protestantisme, 3 rue Claude-Brousson, jusqu’au 10 février. Elle est ouverte tous les jours de 9 h 30 à midi et de 14 h 30 à 19 heures. Pour plus d’informations, vous pouvez contacter le correspondant Midi Libre au 06 64 75 53 90.