On entre à la Galerie Ceysson & Bénétière Wandhaff, à quelques kilomètres de Luxembourg-Ville, comme on plongerait dans une fête foraine mentale. Couleurs en fanfare, figures en embuscade, mots qui débordent des cadres... Avec L’Etat de mes choses, un ensemble de 45 œuvres réalisées en dix mois spécialement pour l’exposition, Robert Combas lâche une meute.
Un univers débordant de vie
Ici, une déesse aux serpents et aux dragons, un pêcheur arroseur pourvu de deux têtes et de trois bras ; là, un dégueulage horizontal entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur fond de drones exploseurs ; plus loin, le même Trump ressemble comme un frère au golfeur blond d’une autre toile qui tire, massacre. Ces grands formats imposent une immersion presque physique : on ne regarde pas Combas, on est avalé par lui.
La figuration libre sans frontières
Car depuis la figuration libre, dont il fut la figure de proue, l’artiste n’a jamais cessé de repeupler la peinture. Chez lui, pas de hiérarchie : mythologie antique, BD, rock’n roll, faits divers, géopolitique et souvenirs de Sète cohabitent dans un joyeux chaos organisé. Tout devient signe, récit.



