« Stop the machine » : le Mrac de Sérignan fête ses 20 ans avec Daniel Buren
« Stop the machine » : le Mrac fête ses 20 ans avec Buren

Le musée régional d’art contemporain (Mrac) de Sérignan a inauguré le 26 septembre une exposition temporaire inédite intitulée « Stop the machine », placée sous l’égide de Daniel Buren, à l’occasion des 20 ans de l’établissement. Cette manifestation interroge les rapports entre l’homme et l’intelligence artificielle, tout en célébrant deux décennies d’existence du musée, ouvert le 20 septembre 2006.

Daniel Buren investit le musée dès l’entrée

Pour cet anniversaire, Daniel Buren, artiste français connu pour les colonnes du Palais-Royal à Paris, a réinvesti les lieux avec des œuvres visibles dès l’entrée. « Les vitres de la façade sont divisées entre 4 couleurs : jaune, rouge, vert et bleu. Et celle qui suit, une couleur saute pour laisser la place à un design avec des bandes », explique l’artiste, toujours avide de projets ambitieux à 88 ans. Une flèche rayée, blanche et noire, part de l’entrée, longe le sol et remonte contre le mur. « Il s’agit d’indiquer, à la fois le sens de la visite, mais aussi l’œuvre qui se situe au-dessus de vos têtes », poursuit-il. Au plafond, plusieurs poutres respectent le même code couleur. Interrogé sur le caractère pérenne de cette installation, Clément Nouet, directeur du Mrac, a confié : « Pour l’instant c’est pour la durée de l’exposition », tout en promettant une discussion avec Daniel Buren à ce sujet.

235 artistes et plus de 400 œuvres sur 3 200 m²

Le reste de l’exposition est rythmé par les couleurs, avec des espaces dédiés au rouge, au vert, au bleu et au jaune, chacun présentant plusieurs artistes. Au total, quelque 235 artistes sont réunis, pour plus de 400 œuvres réparties sur les 3 200 m² du musée. La dualité est également représentée par le noir et le blanc, en opposition aux couleurs, rappelant l’œuvre rayée de Daniel Buren. Pierre Soulages est notamment exposé pour la couleur noire. En seconde partie de visite, les couleurs se rassemblent dans l’espace « multicolore », au cœur duquel un grand cube aéré de Daniel Buren occupe la pièce. Pour clôturer le parcours, Fabrice Bousteau, commissaire de l’exposition et rédacteur en chef du magazine Beaux-Arts, a imaginé « un vortex », un spectacle immersif mêlant son et lumière.

Un anniversaire marqué par l’IA et la création

Cette exposition s’inscrit dans une réflexion plus large sur les relations entre l’humain et les machines intelligentes, un thème au cœur des préoccupations contemporaines. Elle offre également l’occasion de mettre en lumière le dynamisme du Mrac, qui célèbre deux décennies de programmation artistique. Les visiteurs peuvent découvrir cette nouvelle scénographie jusqu’à la fin de l’exposition, dont la date de clôture n’a pas été précisée dans le communiqué.